jeudi, 16 octobre 2008

Sauvons les derniers paradis fiscaux !

La France veut s'attaquer aux paradis fiscaux. (Et bien voyons, elle ne manque pas de culot ! C'est si facile de s'en prendre aux autres plutôt que de régler ses propres problèmes !)

Article dans Le Figaro 16/10/2008 | Mise à jour : 08:48 
La crise financière vient fournir une opportunité exceptionnelle à la France et à l'Allemagne pour s'attaquer aux paradis fiscaux.
À l'initiative du ministre français du Budget, Éric Woerth, et du ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, les représentants d'une vingtaine de pays seront réunis le 21 octobre à Paris pour «discuter des mesures à prendre pour lutter contre les paradis fiscaux», selon Bercy.
«Des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister, a lancé mardi le premier ministre, François Fillon, devant l'Assemblée nationale. Leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international.»
[...]

NON, NON, et NON !

Attaquons nous plutôt aux enfers fiscaux que sont la France et ses amis.
Les paradis fiscaux sont le seul frein à l'hyper-fiscalité de nos pays, notre seul espoir de voir un jour nos impôts baisser grâce à leur concurrence.

Vive les paradis fiscaux ! Sauvons les, coûte que coûte !

Commentaires

Heu...c'est une farce??

Non?
Ah bon, les paradis fiscaux par le manque total de transparence ne sont pourtant effectivement pas étrangers à la "gravité" de la crise économique actuelle

Ecrit par : DJon51 | jeudi, 16 octobre 2008

Mais non, c'est très sérieux :

La crise des subprimes n'a rien à voir avec les paradis fiscaux, mais avec la politique du logement, des incitations étatiques à prêter aux ménages insolvables, et des sur-réglementations comptables. (http://www.objectifliberte.fr/2008/09/subprimes-cause.html/ )

Par contre, pour tenter de limiter la crise, les états ont versé des centaines de milliards pour renflouer les banques et pour garantir les échanges interbancaires. Pour trouver tout cet argent, vu la dette abyssale, il va bien falloir puiser quelque part. C'est là que la présence de refuges comme les paradis fiscaux les gêne, car les capitaux peuvent encore leur échapper...

Pour plus d'infos sur la nécessité des paradis fiscaux :
http://www.objectifliberte.fr/2008/03/vaduz.html

Ecrit par : Landry | jeudi, 16 octobre 2008

Complètement d'accord avec vous !

Les États dépensiers, omni-présents, mal gérés, cherchent toujours à soumettre les nations plus vertueuses afin de palier à leur inanité.

Plutôt que chercher à s'améliorer, ces États font tout pour tuer la concurrence et continuer de pomper les esclaves, euh pardon citoyens, qui n'auront même plus de recours face à une fiscalité confiscatoire si demain les paradis fiscaux disparaissent.

Ecrit par : julito | jeudi, 16 octobre 2008

Je n'ai pas eu le temps de lire vos deux lien encore.

Je ne met nullement la crise des subprimes dur le dos des paradis fiscaux. Les subprimes n'ont été que l'étincelle qui à mis le feux aux barils de poudre de la confiance.

Je dis simplement que le libéralisme ne peut fonctionne qu'avec un maximum de transparence, ce qu'empêche les paradis fiscaux.

Par ailleurs les impôts sont un mal nécessaire, il m'ont permis, par exemple, de payer mes études jusqu'au doctorat, ce que je n'aurais pu faire sur mes fonds propres, de soigner ma sœur atteinte de maladie chronique, de permettre à mon père de nous élever pendant qu'on refusait sa candidature car trop qualifié (véridique)...et d'augmenter le budget loisir, pardon de fonctionnement de l'Élysée :)

Ecrit par : DJon51 | jeudi, 16 octobre 2008

@DJon51 :

Les impôts sont un mal, pas toujours nécessaire, ou en tout cas que l'on peut réduire fortement.
En France, l'impôt sur le revenu ne sert exclusivement qu'à rembourser les intérêts de la dette. Donc sans dette publique, on pourrait s'en passer totalement.

D'ailleurs les paradis fiscaux s'en sortent bien, et même beaucoup mieux que les autres : ils ont largement les moyens de financer les études de leurs citoyens, ainsi que leurs frais médicaux, etc.

Ecrit par : Landry | jeudi, 16 octobre 2008

Il y a deux problèmes à traiter différemment:

La fiscalité basse : elle doit être possible et relève de la souveraineté de chaque état. On ne voit pas bien pourquoi un état ne serait pas libre d'adopter le régime fiscal que sa représentation élue par la population se choisit.

Le secret bancaire: ne doit évidemment couvrir que les capitaux "propres", mais attention: propres au sens du pays d'accueil des capitaux. Autrement dit, les pays de type "enfer fiscal" peuvent très bien signer des conventions judiciaires avec les "paradis" pour lever le secret bancaire lorsque des faits délictueux sont soupçonnés. Mais le pays d'accueil des fonds reste libre d'exiger un mandat judiciaire, et d'en apprécier la qualité du fondement juridique. Et si le juge suisse (par exemple) estime que l'argumentation d'une demande à caractère Fiscale de la France est insuffisante, il est de son droit de ne pas .

Ce principe de souveraineté de l'état d'accueil des fonds s'applique aussi en sens inverse lorsque, par exemple, des états démocratiquement "douteux" interrogent la France sur les fonds d'un ressortissant dans notre pays. Le plus souvent, ils se font opposer une fin de non recevoir.

Rappelons que le secret bancaire suisse est né en 1933, pour permettre aux fonds des minorités persécutées par Hitler, et donc des juifs allemands, de trouver un refuge. On ne peut donc pas affirmer que sa justification éthique soit absente.

Le principe de souveraineté d'un état de droit ne saurait être violé sous prétexte qu'il est petit: sinon, la souveraineté de la France ne vaudrait pas grand chose devant celle de washington, pékin, moscou, etc...

Donc s'en prendre aux paradis fiscaux comme le font nos gouvernants me parait être un déni de droit international, voire un déni de droit tout court.

Ecrit par : vincent | jeudi, 16 octobre 2008

Je viens de voir que la campagne mondiale contre les paradis fiscaux est menée par un collectif d'ONG, où figure une fameuse association répondant au doux nom de "ATTAC".

Le collectif baptisé "plate-forme paradis fiscaux et judiciaires" rassemble 13 organisations, dont les sections françaises d'Oxfam, Transparence International, Attac, le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD) et le Secours Catholique.

Lien vers la dépêche :
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=5984255

De plus, j'ai vu aussi sur le numéro 252 d'Alternatives Economiques (je sais, j'ai de "drôles" de lecture...), un article qui a pour titre : "Les paradis fiscaux, piliers du capitalisme" :
http://www.alternatives-economiques.fr/les-paradis-fiscaux--piliers-du-capitalisme-_fr_art_321_24148.html


Ce qui montre bien qui sont nos adversaires...

Ecrit par : Landry | jeudi, 16 octobre 2008

un pays bien gere est obligatoirement un paradis fiscal,
pourquoi ne pas creer une liste des enfers fiscaux, ce serait amusant de voir la reaction des dirigeant francais.

Ecrit par : Parmentier | mercredi, 07 octobre 2009

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