vendredi, 10 octobre 2008
La bourse n'en fait qu'à sa tête
Ces jours-ci, le moins que l'on puisse dire, c'est que ça ne va pas fort à la bourse.
Les gouvernements ont beau faire de belles annonces, tenter d'expliquer ce qu'eux-mêmes n'ont pas compris, voire indiquer aux banques centrales ce qu'elles doivent faire, celles-ci suppliant même les investisseurs de "reprendre leurs esprits", etc. Rien n'y fait : les marchés financiers ne sont pas si bêtes : ils n'en tiennent aucun compte, et les cours repartent à la baisse de plus belle.
Il y a là une leçon positive à en tirer, c'est que la bourse n'obéit pas aux politiques, et c'est tant mieux ! Vive la bourse libre ! Même si cette liberté est très chèrement payée.
Tous les états, quelle que soit leur taille, se révèlent totalement impuissants à résorber cette crise. Ils s'en trouvent dramatiquement ridiculisés. Cela est très encourageant : cela montre peut-être le début de la fin de l'ère étatiste, qui a connu son apogée au XXème siècle.
Je suis sans doute trop optimiste, mais qui pourrait affirmer aujourd'hui que la crise ne débouchera pas sur une résurrection d'un libéralisme plus fort ?
17:25 Publié dans monde | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bourse, marché, états, crise, impuissance
mardi, 03 juin 2008
Sommet de la FAO : les subventions et le protectionnisme enfin accusés !
Il est enfin reconnu que la crise alimentaire mondiale est due non pas à l'excès de libéralisme, mais au contraire au manque de libéralisme.
Heureusement que certains dirigeants sont nettement plus clairvoyants que nos pauvres petits politiciens.
Extraits de l'article de l'express.fr du mardi 3 juin 2008, mis à jour à 14:04
Jacques Diouf, directeur général de l'Organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a noté que les pays riches consacraient des milliards de dollars aux subventions agricoles [...]
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a présenté "l'intolérable protectionnisme" des pays riches comme la cause principale de la montée des prix alimentaires.
"Les subventions créent la dépendance, détériorent l'ensemble des systèmes de production et entraînent la faim et la pauvreté là ou pourrait régner la prospérité. Il n'est que trop temps d'en finir avec elles", a dit Lula.
"Rien n'est plus dégradant que la faim, surtout quand elle est le fait de l'homme", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.
"Certains pays ont réagi en limitant les exportations ou en imposant des contrôles en cours d'élaboration", a-t-il dit.
Ces initiatives "faussent le fonctionnement des marchés et poussent les prix encore plus à la hausse", a poursuivi Ban. "J'engage les pays à résister à de telles mesures et à débloquer sans délai les exportations répondant à des objectifs humanitaires."
Lien : http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuter...
Le président du Sénégal Abdoulaye Wade a même accusé aujourd'hui à Rome la FAO d'assister les pays en développement comme "des mendiants", affirmant être "déçu" par l'organisation de l'ONU sur l'alimentation et l'agriculture.
Source : AFP mardi 03 juin, 16h34
En effet, rien de tel que l'assistanat ou le protectionnisme pour créer de la pauvreté. Cela on le voit bien en France...
... Et c'est au tour de Pascal Lamy de rajouter sa contribution : Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy a estimé à Rome au sommet de la FAO qu'il fallait "s'attaquer au problème des subventions qui créent des distorsions" des marchés et donnent un "avantage injuste" à certains pays.
Source : AFP mardi 03 juin, 20h00
Tout le monde est donc d'accord. Il n'y a plus qu'à !
16:14 Publié dans monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : fao, lula, ban ki-moon, diouf, wade


