jeudi, 26 mars 2009

Retour en force du populisme

Le populisme a toujours été bien présent dans la vie politique française, mais là, avec la crise économique, c'est un vrai tsunami qui nous submerge.
Les politiques cèdent à la démagogie la plus primaire en s'en prenant aux patrons et à leurs salaires. Laurence Parisot est bien seule à résister.
Les mises à l'index et même les prises en otages de boucs-émissaires faciles semblent normales et personne n'y trouve rien à redire. On connaît la suite et on voudrait bien l'éviter.

Dans ce contexte, le chef de file des socialistes européens attise le feu en allant provoquer jusqu'à Jean-Marie Le Pen, qu'on avait pourtant fini par oublier.
Martin Schulz n'a rien trouvé de mieux à faire, dans cette période électrique, que d'aller réveiller le vieux leader de la droite nationale française, en le traitant de "vieux fasciste", voulant ainsi le discréditer pour éventuellement présider une séance du futur Parlement européen, dont les élections n'ont même pas encore eu lieu.
Les socialistes voudraient relancer la carrière de leur sulfureux allié objectif qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Ces façons de jeter de l'huile sur le feu relèvent exactement de ce qu'ils disent condamner. A fasciste, fasciste et demi.
Je ne suis pas d'accord avec ce que dit Le Pen (l'extermination des juifs n'est pas un détail, c'est au contraire un des buts premiers de la 2nde guerre mondiale), mais je me battrais pour qu'il puisse le dire et soit traité comme un autre député européen élu démocratiquement. Les socialistes aiment bien la démocratie, mais quand ça les arrange !

Le chef de l'Eglise catholique est aussi attaqué de tous les côtés. Ses nombreux ennemis n'hésitent plus à employer tous les mots à son sujet, faisant presque oublier qu'ils en avaient déjà fait autant pour son prédécesseur.
Sur le thème du préservatif, il ne me semble pas que l'avis du Vatican ait changé d'un iota depuis un bon bout de temps. Pourtant, toutes les "belles âmes" se disent soudain scandalisées. Encore un bouc-émissaire facile !
Je ne suis pas croyant, et donc me fiche un peu de ce que dit le Pape. C'est quand même bizarre tous ces laïcards qui réagissent au quart de tour à chaque phrase du pape, non ?
Quand je vois toute la meute qui aboie, je ne peux m'empêcher de m'opposer à tous ceux qui en l'occurrence prennent les jeunes africains pour des attardés mentaux, qui seraient juste bons à agir selon leurs instincts bestiaux, et incapables de réfléchir ou de se comporter de manière responsable comme des êtres humains. Là encore, les donneurs de leçons sont vraiment très mal placés.

 

jeudi, 16 octobre 2008

Sauvons les derniers paradis fiscaux !

La France veut s'attaquer aux paradis fiscaux. (Et bien voyons, elle ne manque pas de culot ! C'est si facile de s'en prendre aux autres plutôt que de régler ses propres problèmes !)

Article dans Le Figaro 16/10/2008 | Mise à jour : 08:48 
La crise financière vient fournir une opportunité exceptionnelle à la France et à l'Allemagne pour s'attaquer aux paradis fiscaux.
À l'initiative du ministre français du Budget, Éric Woerth, et du ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, les représentants d'une vingtaine de pays seront réunis le 21 octobre à Paris pour «discuter des mesures à prendre pour lutter contre les paradis fiscaux», selon Bercy.
«Des trous noirs comme les centres offshore ne doivent plus exister, a lancé mardi le premier ministre, François Fillon, devant l'Assemblée nationale. Leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international.»
[...]

NON, NON, et NON !

Attaquons nous plutôt aux enfers fiscaux que sont la France et ses amis.
Les paradis fiscaux sont le seul frein à l'hyper-fiscalité de nos pays, notre seul espoir de voir un jour nos impôts baisser grâce à leur concurrence.

Vive les paradis fiscaux ! Sauvons les, coûte que coûte !

mardi, 03 juin 2008

Sommet de la FAO : les subventions et le protectionnisme enfin accusés !

Il est enfin reconnu que la crise alimentaire mondiale est due non pas à l'excès de libéralisme, mais au contraire au manque de libéralisme.
Heureusement que certains dirigeants sont nettement plus clairvoyants que nos pauvres petits politiciens.

 

Extraits de l'article de l'express.fr du mardi 3 juin 2008, mis à jour à 14:04

Jacques Diouf, directeur général de l'Organisation de l'Onu pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a noté que les pays riches consacraient des milliards de dollars aux subventions agricoles [...]

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a présenté "l'intolérable protectionnisme" des pays riches comme la cause principale de la montée des prix alimentaires.
"Les subventions créent la dépendance, détériorent l'ensemble des systèmes de production et entraînent la faim et la pauvreté là ou pourrait régner la prospérité. Il n'est que trop temps d'en finir avec elles", a dit Lula.

"Rien n'est plus dégradant que la faim, surtout quand elle est le fait de l'homme", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon.
"Certains pays ont réagi en limitant les exportations ou en imposant des contrôles en cours d'élaboration", a-t-il dit.
Ces initiatives "faussent le fonctionnement des marchés et poussent les prix encore plus à la hausse", a poursuivi Ban. "J'engage les pays à résister à de telles mesures et à débloquer sans délai les exportations répondant à des objectifs humanitaires."

Lien : http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuter...

Le président du Sénégal Abdoulaye Wade a même accusé aujourd'hui à Rome la FAO d'assister les pays en développement comme "des mendiants", affirmant être "déçu" par l'organisation de l'ONU sur l'alimentation et l'agriculture.
Source : AFP mardi 03 juin, 16h34

En effet, rien de tel que l'assistanat ou le protectionnisme pour créer de la pauvreté. Cela on le voit bien en France...

 

... Et c'est au tour de Pascal Lamy de rajouter sa contribution : Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy a estimé à Rome au sommet de la FAO qu'il fallait "s'attaquer au problème des subventions qui créent des distorsions" des marchés et donnent un "avantage injuste" à certains pays.
Source : AFP mardi 03 juin, 20h00

 

Tout le monde est donc d'accord. Il n'y a plus qu'à !