mercredi, 04 juin 2008

Obama a perdu

Hier soir, Obama a perdu au Dakota du Sud, dans une primaire fermée (réservée aux démocrates), où il était pourtant favori et annoncé vainqueur par les sondages.
Cette défaite est évidemment symbolique, mais démontre que l’investiture du candidat démocrate n’est pas si flatteuse et manque cruellement d’élan populaire.

Les Démocrates auront beaucoup perdu avec ces primaires dévastatrices, surtout au regard des résultats.
Le candidat finalement investi (et ce n’est pas encore officiel, malgré ce qu’annoncent prématurément les médias, car les super-délégués peuvent en théorie toujours se rétracter) devrait être celui qui a remporté le moins de primaires lors de leur dernière phase.

Depuis le 22 avril 2008, il y a eu 10 primaires. Barack Obama en a remporté 4 (et encore : en comptant l’île de Guam !) et 262 délégués, Hillary Clinton en a remporté 6, et 304 délégués (Source : RealClearPolitics http://www.realclearpolitics.com/epolls/2008/president/de...).

Depuis le 22 avril :
Pour Obama : Guam 2/2, Caroline du Nord 67/48, Oregon 31/21, Montana 9/7.
Pour Clinton : Pennsylvanie 85/73, Indiana 38/34, Virginie occidentale 20/8, Kentucky 37/14, Porto Rico 38/17, Dakota du Sud 8/7.

 

On ne peut donc pas dire qu’il ait gagné sur le final. Au contraire : à partir du moment où il a été archi-favori, non seulement il n’a pas su faire la différence, mais il n’a cessé de perdre du terrain. Sa situation de favori n’aura aucunement emballé ni convaincu les électeurs démocrates. Cela devrait être inquiétant, mais bizarrement n’inquiète nullement ni ses supporteurs ni les médias.


On peut en tirer comme conclusion que Barack Obama n’aura pas réussi à battre Hillary Clinton, qui reste incontournable. Il ne pourra donc pas rassembler les Démocrates sans elle.

Et le problème est bien là ! Je crois qu’il y a beaucoup d’électeurs américains qui sont farouchement opposés soit à l’une, soit à l’autre. Cela devrait même motiver certains indécis, qui se seraient volontiers repliés sur Ralph Nader ou Bob Barr, à finalement voter pour Mc Cain !

lundi, 02 juin 2008

La ridicule diabolisation des républicains

On se souvient que Yannick Noah avait gueulé sur tous les toits qu'il quitterait la France si Sarkozy devenait président. Chantage sans suite malheureusement ...

C'est maintenant au tour des people socialo-démagos américains d'agir de même avec le candidat Républicain.

Flash du Figaro.fr, le 02/06/08, 13h37 : "S.Sarandon s’exilera si McCain l’emporte"
Si jamais John McCain, le candidat républicain, remporte l’élection présidentielle américaine de novembre, Susan Sarandon aurait promis lors d’une interview avec World Entertainment News de quitter les Etats-Unis pour aller vivre en Italie ou au Canada avec son compagnon, l’acteur Tim Robbins. L’actrice, qui soutient Barack Obama, n’est pas la première star d’Hollywood à faire part de telles intentions. En 2000, Barbara Streisand comme Martin Sheen avaient annoncé leur volonté de quitter le sol américain en cas de victoire de George Bush. Ils résident encore aux Etats-Unis.

Source : FoxNews (http://www.foxnews.com/story/0,2933,361023,00.html)

 

Ces gens-là sont très forts en gueule, et le pire est qu'ils croient faire peur au peuple avec leurs menaces ridicules. Mais qu'ils partent, ... et loin !

mercredi, 14 mai 2008

USA 2008 : un boulevard pour Mc Cain

Hier soir Hillary Clinton a remporté la primaire de Virginie occidentale. Victoire apparemment sans importance, dans un petit état qui ne fera pas la différence.

Cependant, tout se passe comme si le destin s'acharnait contre les Démocrates.

Pour succéder à deux mandats de George W Bush, ils n'ont rien trouvé de mieux que de sélectionner deux candidats représentant chacun une minorité : une femme et un métis. Cela me paraît un immense handicap. Cela peut sembler très sexy à des militants démocrates ou à une élite bobo, et surtout aux journalistes politiquement corrects, mais je ne suis pas certain que cela plaise autant à l'électorat de l'Amérique profonde, celui qui majoritairement vient de reconduire Bush il n'y a encore que trois ans.

De plus, ces deux candidats ne parviennent toujours pas à se départager, après une lutte acharnée de plusieurs mois, même si Barack Obama semble avoir une avance irréversible, du moins au point de vue du nombre de délégués.

Si l'on y regarde de plus près, ce n'est pas si évident.

Ce n’est pas lui, mais Hillary Clinton, qui a remporté les primaires dans les grands états à majorité démocrate (Californie, New York) et surtout dans les états-clefs (Ohio, Pennsylvanie, Floride) qui font régulièrement pencher la balance lors de l'élection générale.

Surtout, ces deux là passent leur temps, depuis maintenant plus de six mois, à se tirer dans les pattes et à se traiter de tous les noms. Cela risque de créer des dégâts pour la suite.

Pendant ce temps, John Mc Cain, déclaré candidat Républicain depuis longtemps, peut calmement préparer sa campagne et affiner sa stratégie.

Même s’il n’est sans doute pas le candidat parfait, il dispose de solides atouts, comme son expérience, son capital sympathie auprès de l’électorat indépendant et aussi auprès de certains anti-Bush (il a été son adversaire lors des primaires de 2000). Il incarne une bonne image de l’Amérique, certes moins sexy que les deux candidats démocrates, mais beaucoup plus rassurante. Son programme est beaucoup moins socialisant, moins interventionniste, plus respectueux des règles du marché libre. Même s’il n’est pas libéral (au sens français) sur tous les sujets, je le trouve infiniment moins dangereux.

S’il ne commet pas de faute irréparable d’ici le mois de novembre, ses opposants vont lui offrir une élection dans un fauteuil. Cela me ferait tellement plaisir de voir alors les têtes déconfites de toute la clique politico-médiatique !